Quel Congrès ! Les militants présents à
Nîmes pour cet événement fondateur auront vécu des moments d’émotion exceptionnels. Immense espérance qu’est la naissance d’un futur grand mouvement, même si la nostalgie des grandes heures de
l’UDF donnait aux participants une responsabilité particulière. Saurons-nous devenir aussi forts ? Pourrons-nous, tous ensembles, recréer ce pôle centriste nécessaire à l’accomplissement des
réformes entreprises et nous renforcer dans la majorité présidentielle ? Certainement si on adhère à la volonté de notre président.
L’attitude d’Hervé Morin au moment de son élection et la qualité de son discours final démontrent que l’on peut tracer un chemin, tenir bon, avec, en toile de fond, une modestie et un humour qui
démontrent qu’il reste proche des militants. Moment d’émotion avec Pierre Fauchon qui a su enflammer la salle en nous rappelant, avec des bons mots, les valeurs du centre. Moments de
réflexion avec nos amis François Sauvadet et le populaire Maurice Leroy qui nous ont persuadés que la donne est en train de changer dans la majorité. Moments sérieux avec André Santini,
Jean-Christophe Lagarde et Christian Blanc qui ont entrepris de donner un cadre à notre action. Moment intéressant avec Eric Besson et Jean Marie Cavada qui nous ont fait penser que la
constitution d’un grand centre reste possible. Moments passionnants quand Jean Dionis du Séjour nous a expliqué, l’air de rien, comment il avait chipé la Mairie d’Agen et quand Charles de Courson
nous a expliqué la dette de telle sorte que nous nous prenions tous pour des économistes. En résumé, de Philippe Vigier à Rudi Salles qui ont fort intelligemment animé les tables rondes, la qualité
des intervenants, sans oublier notre fibre sociale incarnée par Valérie Létard, a captivé l’auditoire.
Et les participants dans tout cela ? Nombre d’entre eux étaient heureux de se retrouver pour évoquer les grandes heures du passé. L’ancienne collaboratrice de Jean Lecanuet retrouvait l’ancien
président des jeunes centristes qui notait avec émotion qu’il y a "bien longtemps", il était à la place de notre merveilleux Damien. Les "nouveaux" qui n’avaient jamais assisté à un congrès
s’étonnaient presque d’être entièrement d’accord avec la plupart des intervenants à la tribune. Ils ont apprécié l’ambiance amicale et chaleureuse qui a marqué ce premier Congrès.
Bien sûr, il y eut quelques piques, voire quelques rancœurs vis-à-vis du "télévangéliste de Pau" mais ce n’était pas l’essentiel. L’essentiel c’est l’avenir, l’essentiel c’est l’espoir.
L’essentiel c’est qu’un mouvement qui n’a pas encore soufflé sa première bougie ait été capable de rassembler autant de monde (nous étions plus de 2000) grâce à une organisation parfaite de nos
amis nîmois au premier rang desquels Yvan Lachaud. Ceux qui ont eu la chance de vivre la Manade de vendredi garderont un souvenir impérissable d’une soirée épique animée par nos ténors Maurice et
Philippe.
Ce Congrès nous a confirmé que nous existons en tant que force politique de premier plan, la victoire obtenue sur l’inscription de la règle d’or dans la constitution est, à ce titre, plus
qu’encourageante même si la couverture des médias nous a laissé à une place trop modeste dans l’actualité. L’an prochain, nous serons plus nombreux si nous savons faire connaitre notre
action, si nous savons convaincre et si nous sommes en mesure de poursuivre le même chemin. Nîmes symbolisera le début d’une grande aventure que nous vivrons tous ensemble. La renaissance du Centre
est en marche, les hommes et les femmes qui nous représentent ont beaucoup de qualité, dès lors, comment douter de l’avenir qui s’ouvre à nous ?